inform.gif (70 octets) Transformer son PC en serveur Web ou FTP (aperçu)

Choix du serveur Web
Choix du serveur FTP
Choix d'un gestionnaire de connexion
Choix d'un service de nom de domaine
Sécurité
Outils d'analyse
Autres idées

INTRODUCTION
La généralisation des hauts débits en France (ADSL, Câble, etc.) rend de plus en plus intéressante la possibilité d'installer chez soi un serveur Web ou un serveur FTP pour ne citer que l'essentiel. Pour les plus novices d'entre vous, voici en quelques mots de quoi il s'agit : en créant votre propre serveur Web, vous vous transformez comme votre propre hébergeur. Vous avez accès instantanément au contenu de votre site puisque les fichiers qui le composent sont situés sur votre disque dur. Vous pouvez le modifier instantanément sans avoir à utiliser la fonction "publier" de votre éditeur HTML favori (FrontPage, GoLive, DreamWeaver, etc.). Plus important, vous n'êtes absolument pas limité en espace de stockage, enfin si mais dans la limite de la capacité de vos disques durs. Vous vous trouvez de surcroît affranchi des bandeaux de pub que certains hébergeurs gratuits imposent (ce qui n'est pas pour déplaire aux visiteurs). Si vous créez un serveur FTP, c'est à peu près la même chose à la différence que vous mettez à la disposition de votre public des fichiers contenus sur votre disque durs : pas de fioritures, pas d'effets multimedia, pas de textes, une bonne vieille interface efficace pour récupérer un fichier. Je vois aussi deux autres avantages : on peut limiter l'accès aussi bien au serveur FTP qu'au serveur Web aux seuls "amis". Pour le serveur FTP, on peut même leur permettre de déposer des fichiers dans un endroit prévu à cet effet. Bref, autant de services que les hébergeurs professionnels, gratuits ou non, n'offrent pas pour des raisons évidentes de sécurité. Enfin, avec l'ADSL en tout cas, ce n'est pas parce que vos petits camarades vous rendent visite sur le serveur FTP ou HTTP que cela vous empêche pour autant de surfer à votre tour : en théorie, le débit ascendant est indépendant du débit descendant.

Parlons tout de suite des limites : il ne faut pas se leurrer, mais avec une connexion ADSL ou par le câble, il ne faut pas s'attendre à des miracles si l'on créer un serveur Web riche en images et autres effets multimedia (on expliquera plus loin pourquoi). Ensuite, cela va sans dire mais c'est toujours bien de le préciser, votre serveur (FTP ou HTTP) ne fonctionnera qu'aussi longtemps que sera allumée votre machine et aussi longtemps que votre connexion sera active...

Voilà pour l'intro, passons à la mise en oeuvre.

Par convention, et parce que c'est ce que je connais le mieux, cet article se focalise sur la plate-forme Windows (Windows 98, Millenium et 2000) et la connexion ADSL. Pour qu'un tel serveur fonctionne relativement bien avec l'ADSL sous Windows, je pense qu'il faut au moins les éléments suivants :
- un logiciel de serveur Web et/ou FTP;
- un gestionnaire de connexion qui empêche les déconnexions et gère les changements d'adresses IP;
- un nom de domaine associé au serveur, quelle que soit l'adresse IP et ses changements;
- un firewall (logiciel ou matériel).
- accessoirement, un outil d'analyse de logs.

I / CHOIX DU SERVEUR WEB

Sous Windows, on peut se procurer un serveur Web de deux façons : en installant un logiciel spécialisé (gratuit ou commercial), ou en utilisant les propres utilitaires livrés avec Windows.

a) Utilitaires intégrés à Windows : le choix du serveur va conditionner celui de l'OS : 9x/ME ou 2000 ?

Que demander d'un Serveur Web ?
Avant toute chose, on demande de la part d'un serveur Web qu'il s'installe facilement, qu'il soit bien documenté et qu'il affiche des pages HTML sans problèmes...
Ensuite, on recherchera les fonctions suivantes :
- doit accepter des langages évolués afin de réaliser des pages Web plus complexes : scripts CGI, SSL, ASP, PHP, etc.
- qu'il génère des fichiers logs afin de connaître précisément l'activité du serveur;

La différence principale entre Win9x et 2000 dans ce domaine, c'est le serveur Web. PWS (Personal Web Server ou Serveur Web Personnel) dans un premier cas, IIS (Internet Information Services - version de IIS 5.0  pour Windows 2000) dans l'autre cas. Windows 2000 possède en réalité les deux serveurs : PWS et IIS et cela dès la version "Professional" (dans une formule peut-être plus allégée que celles livrées sur les versions plus avancées de Windows 2000). La différence entre les deux, c'est surtout la gestion par l'interface. Avec PWS, l'accès est limité à très peu de paramètres histoire de ne pas se compliquer l'existence. Avec IIS, on a accès à tous les paramètres habituels d'un serveur Web, accès autorisés, scripts, personnalisation des pages d'erreur (exemple de la fameuse erreur 404, 403, etc.), port utilisé, adresses IP acceptées ou non, en-têtes HTTP, sécurité, limitation de bande passante, etc.

Bref, c'est la carrosserie et l'équipement qui changent, le moteur étant presque le même (PWS est un sous-produit de IIS). Côté équipement, il faut aussi noter la perte du service FTP de PWS alors que la version PWS 1.0 ou FPWS (FrontPage Web Server), le serveur qui était livré avec FrontPage 1.0, le permettaient sous Windows 95. Microsoft a supprimé ce service pour je ne sais quelle raison.
Pour Windows Millenium en particulier, Microsoft poursuit sa "logique" en supprimant carrément à la fois le serveur FTP et le serveur Web : officiellement, Personal Web Server 4.0 n'est pas supporté sur ME.

A ma connaissance, mais je ne me suis pas vraiment penché sur le problème, on ne doit pas pouvoir trouver de version complète IIS pour Win9x (affirmation "sous toute réserve" comme disent les gens qui ne veulent pas se mouiller).

Logo Serveur Apacheb) Utilitaires "commerciaux" : là aussi, le choix du serveur va conditionner en partie celui du système d'exploitation. Par ailleurs, c'est à mon sens le seul point de salut pour les possesseurs de Windows ME. Mise à part cette considération, il faut rechercher également quel est le serveur Web le plus répandu sur l'Internet et donc susceptible de fournir le meilleur support quelles que soient les plates-formes. Il s'agit incontestablement du serveur Apache. En janvier 2001, sur près de 28 millions de sites recensés, le serveur Apache était présent sur 60 % des sites en question (voir sur ce site pour plus de détails). Microsoft avec son IIS arrive en seconde position avec 19 % du total. Bref, pas la peine de chercher midi à quatorze heures : Apache est le serveur Web par excellence que l'on soit un professionnel ou non. Détail non négligeable, le serveur Apache est gratuit (licence "Open Source"). Sa grande popularité vous assure en outre l'accès à de nombreux addons et autres plugins sans parler des forums, aides et manuels divers qui pullulent sur le Net.

Pour vous procurer Apache Server : httpd.apache.org/
Pour une aide en français : www.serveurs.net/fr/aide/generale/apache.html
Pour des outils gratuits : www.innerdive.com/products/taws/index.stm#free

Autre grand nom du marché, Sambar est en réalité une combinaison de logiciels serveurs : Web, FTP, NNTP, SMTP, POP3, IMAP4 et Proxy ! Également gratuit, ce logiciel bénéficie en outre de nombreux développement réalisés par des utilisateurs. Il s'intègre très bien à Windows et peut être lancé comme service sous NT. Capable de supporter une foule de protocoles, Sambar est même très bon dans la gestion de l'HTML dynamique. On gère Sambar très facilement depuis une interface Web, l'aide en ligne étant également au format HTML. Question sécurité, ce logiciel dispose d'outils largement suffisants pour une exploitation personnelle (authentification par IP, protection des répertoires, etc.) mais on lui reproche de ne pas pouvoir gérer le protocole SSL ni de pouvoir se "servir" d'un annuaire d'utilisateurs WinNT/Win2000. Mais comme on l'a dit, Sambar est livré avec tout le nécessaire pour un usage personnel : gestionnaire de tâches qui peut programmer diverses tâches dans le temps (indexation, rotation du fichier log, etc.), analyseur intégré de fichiers logs (pour établir vos statistiques). 

Pour vous procurer Sambar : www.sambar.com/

En résumé : 

OS

Serveur

Windows 98

PWS 4.0 (Personal Web Server) livré dans le CD de Windows ou logiciel externe.

Windows ME

Logiciel externe obligatoire, PWS 4.0 n'étant pas supporté par Win ME.

Windows 2000

IIS 5.0 (Internet Information Server) ou logiciel externe.

II / CHOIX DU SERVEUR FTP

Tout comme pour la question du serveur Web, on a le choix sur les plates-formes Windows entre les outils maison et les outils commerciaux, encore que l'éventail du choix des outils Microsoft soit beaucoup plus limité qu'en matière de serveur Web.

a) Utilitaires intégrés à Windows : depuis Windows 98 et le Personal Web Server version 4.0, le service FTP a disparu. Pour bénéficier d'un vrai serveur FTP chez Microsoft, il faut se retourner vers IIS, ce qui suppose le passage à Windows 2000 ou NT4 (version Professionnelle et suivantes). Il n'y a pas vraiment d'explications à cette lacune, ce qui est d'ailleurs d'autant moins compréhensible que les Microsoft présente ses différents OS comme les plus orientés vers l'Internet. Manifestement, cette orientation est bridée vers un navigateur et un gestionnaire de courrier et de news : le seul vrai client FTP de Win9x est encore la ligne de commande dans une fenêtre DOS...(les aptitudes FTP de IE ne valent pas grand chose).
Bref, si l'on souhaite installer un serveur FTP sur Win 9x, il faudra s'orienter vers un logiciel externe. Pour les possesseurs de NT ou de Windows 2000, le service FTP de IIS est un bon produit qui offrira à peu près toutes les fonctions essentielles d'un FTP.

Que demander d'un Serveur FTP ?
Tout comme pour le serveur Web, on souhaite avant tout qu'il s'installe facilement et qu'il soit bien documenté...
Ensuite, on recherchera les fonctions suivantes :
- qu'il soit au minimum compatible avec tous les commandes contenues dans la RFC 959
- la possibilité de reprendre les téléchargements interrompus ("Resume");
- Gérer l'accès anonyme et authentifié;
- Établir des règles d'accès selon les fichiers, les répertoires;
- Accepter des scripts par l'administrateur (par exemple pouvoir compresser à distance un fichier avant de la rapatrier)
- etc.

b) Utilitaires "commerciaux" : dans ce domaine, le choix est extrêmement vaste aussi bien parmi les logiciels payants que gratuits. Grosso modo, on peut faire ressortir deux types de produits. Ceux qui font partie d'un ensemble plus vaste de programmes (genre suite complète d'outils Web) et ceux totalement spécialisés dans le service FTP. J'oublie volontairement les premiers pour me focaliser sur les seconds.
Dans la catégorie des logiciels gratuits, on ne peut pas faire l'impasse sur War FTP Daemon. Il s'agit certainement l'un des plus anciens serveurs FTP disponibles et que l'on trouve sur de nombreux serveurs. Son interface n'est pas nécessairement la plus agréable, mais toutes les fonctions attendues d'un serveur FTP sont bien présentes.
Parmi les logiciels payants, citons les trois ténors :
WS FTP : il existe en version "LE" et en version Pro. Le prix de la version Pro est d'ailleurs relativement prohibitif (près de 2.500 FF) mais il faut bien avouer que l'on ne pourra pas trouver logiciel plus complet en la matière. Cela étant précisé, nous ne cherchons pas non plus la Roll Royce des serveurs FTP pour un FTP personnel.
Il faut citer ensuite Serv-U FTP que je trouve personnellement plus simple à utiliser que WS FTP : interface très simple mais accès à tous les paramètres souhaités pour contrôler les utilisateurs, leurs droits d'accès et les dossiers accessibles. On regrettera seulement l'absence d'outils efficaces pour calculer les fichiers logs de l'activité du serveur, bien que l'on trouve de très nombreux plugins pour ce logiciel. Ajoutons au crédit de l'éditeur de Serv-U un autre excellent logiciel qui est Internet Neighborhood : il s'agit d'un client FTP qui s'intègre dans l'explorateur de Windows. L'accès à un site FTP devient aussi transparent que d'accéder à un dossier du disque dur local.

  Quelles Performances ?
  Il ne faut pas trop rêver : même en ADSL, le débit ascendant est limité (l'upload, ce que l'on envoi). En Netissimo 1, on ne dépasse pas les 16 Ko/s et en Netissimo 2, on ne dépasse pas les 32 ko/s (sauf quelque pointes de quelques secondes quand ça roule bien). Bref, plus le site sera chargé en pages comportant de nombreux d'objets, plus lent ce sera pour les visiteurs et cela sera d'autant plus vrai qu'il y aura plusieurs visiteurs simultanés, sans même parler des capacités de l'OS et du serveur à gérer les accès et requêtes multiples.
On précisera que d'un point de vue théorique le débit ascendant est indépendant du débit descendant ce qui signifie que ce n'est pas parce que des gens se connectent chez soi qu'ils accaparent la bande passante pendant que l'on surfe soi-même ou que l'on télécharge à partir de serveurs FTP extérieurs (dans l'illustration ci-dessous, le débit est quasiment au maximum possible dans les deux sens et simultanément).
Reste que question stabilité, Win2000 est vraiment fait pour fonctionner non-stop. J'en suis personnellement moins convaincu avec Win9x ou ME qui perdent nécessairement leurs ressources, petit à petit, au fil d'une session. Avec Win2K, on allume et on oublie, même si on trifouille les paramètres IP, pas de reboote nécessaire. Idem pour IIS 5.0 qui peut être arrêté, sauvegardé, restauré et relancé sans redémarrage.

Citons enfin G6 FTP Server : spécifiquement orienté FTP, ce logiciel offre également tout ce que l'on peut attendre d'un serveur FTP. On contrôle les utilisateurs, les accès aux dossiers, aux fichiers, on peut même empêcher les transferts FXP (transferts directs de FTP à FTP). Question surveillance d'activité, G6 FTP est plus riche que Serv-U.
En résumé :
War FTP Deamon : www.jgaa.com/warftpd.htm
WS FTP : www.ipswitch.com/index.html
Serv-U FTP : www.deerfield.com
G6 FTPwww.gene6.com/g6ftpd/index.html

En résumé :

OS

Serveur FTP

Windows 98

Logiciel externe obligatoire.

Windows ME

Logiciel externe obligatoire.

Windows 2000

IIS 5.0 (Internet Information Server) ou logiciel externe.

 

III / CHOIX D'UN GESTIONNAIRE DE CONNEXION

Question connexion, il ne sert à pratiquement rien d'installer un serveur FTP ou Web dont la disponibilité suivrait le même rythme de travail que la fonction publique... Autrement dit, on assure un service 24 heures sur 24, ou on ne fait rien. Sachant qu'en Netissimo 1 l'utilisateur doit subir de toute façon une coupure toute les 24 heures (avec ou sans changement d'adresse IP selon les providers), se pose la question de relancer la connexion. Observez bien votre connexion en Netissimo 1 : au bout de 24 heures, vous avez toujours l'impression d'être connecté mais en fait la connexion à lâché. Il faut l'interrompre et la relancer. En Netissimo 2 c'est plus espacé, mais je n'ai jamais vraiment pu mesurer la durée exacte (Wanadoo lâche manifestement avant dans mon quartier). Bref, plutôt que de se réveiller à 3heures du matin pour relancer la connexion, il faut pouvoir disposer d'un gestionnaire de connexion qui puisse assurer de la fonction "Keep Alive", autrement dit la fonction de maintenir en vie une connexion et en cas de plantage, de se déconnecter tout seul puis de se reconnecter en faisant au besoin autant de tentatives de reconnexions que nécessaire. Sur une machine sans routeur j'ai opté personnellement pour Dialer 2000 qui est franchement pointu dans le genre (illustration ci-dessous). Dialer 2000 Non seulement ce logiciel assure une totale disponibilité de la connexion, mais il assure également de multiples autres services : récupération du mail, affichage de statistiques variées, lancement de diverses applications de votre choix, gestion des différentes connexions ADSL si l'on possède plusieurs abonnements à différents fournisseurs d'accès, etc. La fonction Keep alive consiste à faire un ping à intervalle régulier sur une adresse Web (ou FTP) par exemple (autant prendre un site très connu, genre voila.fr qui ne risque pas vraiment de tomber en panne tous les jours). S'il n'y a plus de "répondant", au bout d'un nombre de tentatives que l'on a choisi, le logiciel fermera la connexion active et la relancera. Il recommencera 1000 fois s'il le faut. On peut aussi planifier les connexions et déconnexions selon les jours de la semaine, différentes plages horaires, etc. En plus de cela, Dialer 2000 poste automatiquement (selon la configuration) l'adresse IP de la machine sur n'importe quel serveur Web ou FTP de votre choix (du moment que vous avez des droits d'accès à ces serveurs).
Il va par exemple uploader (télécharger) une page HTML qu'il génère tout seul et qui affichera votre adresse IP du moment jusqu'à la prochaine déconnexion, et ainsi de suite.
Bref, même si vous n'avez pas encore de nom de domaine associé à une adresse IP dynamique, vous pouvez au moins dire à vos fidèles visiteurs que l'adresse IP de votre serveur est toujours affichée à tel endroit du Web.
Il existe évidemment beaucoup d'autres outils concurrents et gratuits de surcroît (Dialer 2000 ne l'est pas). Dernier petit détail, une fois lancé, Dialer 2000 peut se faire oublier et même disparaître du Systray (tout en restant actif bien sûr).

Pour une liste des freewares et sharewares orientés sur la fonction Keep Alive, voir par exemple ici :
http://winfiles.cnet.com/apps/98/keepalive.html  

IV / CHOIX D'UN SERVICE DE NOM DE DOMAINE

La question de la connexion persistante et du post de l'adresse IP dynamique amène très naturellement à opter pour un nom de domaine associé à cette adresse IP dynamique. Il est évidemment plus facile pour vos visiteurs de retenir une bonne fois pour toute un nom de domaine, plutôt que d'aller rechercher d'abord votre adresse IP du moment à l'endroit que vous leur avez indiqué. On trouve désormais toutes sortes de services dans ce secteur, que ce soit à titre gratuit ou pas. A l'utilisation, je ne vois pas de différence notable entre ceux que j'utilise en termes de qualité, à savoir Dynip.com qui est payant sur une bécane et Dyndns.org qui est gratuit sur une autre bécane (laquelle est reliée à un routeur qui gère seul le service Dyndns, ce qui est très pratique). Le seul impératif requis pour vous faciliter la tache, c'est de lancer un petit logiciel client sur votre machine qui va se charger de mettre à jour la base DNS du service lors de chaque changement d'adresse IP. Pour les visiteurs, c'est absolument transparent. L'abonné choisit juste le nom de domaine qui lui chante (parmi une liste de domaine plus ou moins limitée) et c'est tout. Il existe même des logiciels clients qui se proposent de s'occuper de la mise à jour auprès de plusieurs de ces différents services. Bien entendu, rien n'empêche d'associer plusieurs noms de domaine à une seule et même adresse IP. Sauf lorsque le service tombe en panne (ce qui est très rare), la mise à jour du DNS en fonction d'une nouvelle adresse IP est habituellement très rapide : votre site FTP ou Web risquent rarement d'être inaccessibles faute de mise à jour assez rapide du DNS (pour pallier cela vous pouvez d'ailleurs trouver intéressant de multiplier les noms possibles auprès des différents services gratuits).
Voici une liste de ces services :

 

Nom du Service

Commentaires

www.dyndns.org

Gratuit : l'un des plus connus

www.dyndns.com

Commercial

www.dynip.com

Commercial, bon mais pas "donné"

www.dynodns.net

Gratuit : service offert par Deerfield qui édite entre autre Serv-U FTP

www.myip.org  

Gratuit

www.dynu.com/

Gratuit avec client gratuit pour les Linuxiens et Windows

www.dns2go.com/index.cfm

Autre service gratuit de Deerfield

dyns.cx

Gratuit

www.no-ip.com

Gratuit

Dtdns.net

Gratuit

yi.org

Gratuit

HammerNode

Gratuit

myIP.org

Gratuit

V/ PENSER A LA SECURITE

On pense tout naturellement au Firewall. Ce dernier point juste pour rappeler qu'il est bien évident que plus une bécane est connectée, plus exposée elle est. Depuis l'avènement des connexions permanentes, on ne compte plus les petits hackers en herbe qui passent leur temps à scanner les machines connectées. Alors, avant d'opter pour une solution matérielle, autant s'équiper dans un premier temps de softs gratuits qui fonctionnent plutôt bien comme ZoneAlarm (www.zonealarm.com) ou de celui de Symantec (Norton).

VI/ OUTILS D'ANALYSE

D'une manière générale, on préfère avoir une idée assez précise de l'activité des logiciels installés. Les serveurs Web et FTP s'y prêtent volontiers en générant des fichiers "logs". Simples fichiers textes qui stockent en temps réel toute l'activité du serveur selon des critères définis par l'utilisateur.  Ces fichiers sont parfois dépourvus de toute extension, mais il s'agit toujours de fichiers aisément éditable avec un éditeur de texte (dans une certaine limite toutefois car ces fichiers peuvent avoir une taille tellement grande qu'ils risquent de planter votre éditeur de texte). Attention, tous les serveurs ne génèrent pas forcément ces fichiers logs par défaut. Pour IIS par exemple, il faut le spécifier et dans ce cas-là il vous sera demandé quels éléments vous voulez enregistrer (date, IP, DNS, etc.).
Une lecture directe de ces logs est rarement parlante, sauf peut-être pour celui qu est tombé dedans quand il était petit. Par ailleurs, la masse considérable de données qu'il faut traiter pour obtenir une vue descriptive de l'activité aura vite fait de venir à bout des capacités humaines.
En somme, il faut nécessairement recourir à un logiciel spécialisé dans le traitement de ces fichiers.
Là encore, nombreux sont les logiciels et services dans ce domaine et parfois à des tarifs totalement prohibitifs pour un usage personnel. Ainsi, pour l'un des plus répandus de ces softs, Webtrends, il faut compter plusieurs milliers de dollars selon les différents produits.
On distinguera deux catégorie d'outils : ceux qui sont hébergés par un tiers (par d'autres serveurs gratuits ou payants) et ceux fournis par un logiciel.

a) Dans la catégorie des outils en ligne, la première difficulté c'est d'éviter autant que possible que le service rendu ait pour contrepartie l'affichage désagréable d'une bannière, d'un logo, d'une fenêtre pop-up ou je ne sais quelle autre forme de publicité. Ce n'est pas gagné d'avance.
Un service très populaire est TheCounter.  Rien à dire sur les données qu'il récolte et qu'il vous permet de consulter. L'ennui, c'est qu'il faille insérer un code HTML dans chacune des pages pour lesquelles vous voulez suivre l'activité. Et l'insertion de ce code, obligatoire, fait apparaître ce compteur :
Si vous souhaitez un rapport, il vous en coûtera $10 par an, ce qui n'est vraiment pas cher, mais pas tout à fait gratuit non plus. AddFreeStats est un autre service du même genre qui aussi impose l'affichage d'un icône, animée de surcroît. Citons enfin HitBox pour la qualité de ses rapports et des nombreux services annexes qu'il propose gratuitement (sondage, envoi de page à un ami, etc.). Voir sur le site de C|Net toute une liste des services gratuits.

b) Dans la catégorie des logiciels, on ne recense pas d'outils gratuits, mis à part ceux qui sont livrés avec les logiciels serveurs (comme Sambar). La fourchette des prix est très étendue et les performances n'illustrent pas toujours ces prix. Pour une utilisation personnelle, l'emploi de Fast Stats Analyzer sera très largement suffisant. Dans l'exemple ci-contre vous verrez qu'il est capable d'analyser (sans l'option de résolution de noms "DNS Loockup") 330 Mo de fichier log en 70 secondes (ça dépend aussi de la machine bien sûr). Il faut bien compter une heure avec la "Rolls" dans ce domaine, à savoir Webtrends.
A mon sens, il faut rechercher parmi les softs de cette catégorie, ceux capables d'accepter le plus large éventail de fichiers logs. Selon que le serveur est IIS ou Apache par exemple, la structure des fichiers n'est pas la même et certains logiciels refusent de les interpréter correctement. FastStats accepte une grande panoplie de ces fichiers, même les fichiers logs Apache découpés en plusieurs morceaux. Ensuite, il convient de vérifier que ces logiciels puissent générer des rapports intelligibles et si possible offrent un choix de format d'exportation : HTML, format tableur, etc.

Dernière précision, rappelons que les fichiers logs générés par des serveur FTP ou Web peuvent occuper une place considérable : avec Serv-U FTP, un trafic de 3,5 Go sur mon FTP a par exemple généré un fichier log de 377 Mo. En novembre, pour deux fois moins de trafic, le fichier pesait 641 Mo. L'explication est simple : moins de trafic peut-être mais plus d'activité par visiteur. Or toute activité d'un visiteur est suivie par Serv-U si l'on ne prend garde à désactiver certains paramètres de "surveillance". Autre astuce, repérer l'option "rotate log" ("rotation du fichier") qui permet en fait de remettre les compteurs à zéro (avec ou sans destruction du fichier initial) au début de chaque période souhaitée (semaine, mois, etc.). Pour les personnes économes en espace disque, c'est une option très importante (outre le fait qu'en compressant un fichier log, on divise facilement par 20 sa taille puisqu'il ne s'agit que d'un fichier texte)...

VII/ AUTRE IDEES D'UTILISATION

Évidemment, à partir du moment où votre machine est capable de se comporter comme un serveur à part entière (toute proportion gardée bien entendu), il est possible d'imaginer un tas d'autres applications que celles abordées jusqu'ici.
Vous pouvez très bien par exemple transformer votre PC en serveur de discussion en ligne ("Chat" en anglais) autrement dit de messagerie en temps réel. Il faut juste un logiciel serveur IRC ("Internet Relay Chat"). N'ayant jamais fait cela, je n'ai guère plus de détails à vous livrer si ce n'est que pas mal de serveurs Web ou FTP incorporent aussi ce type de service.

Plus orientée multimedia, la possibilité de diffuser un flux vidéo issu de votre webcam est également intéressante. Si je prends l'exemple que je connais le mieux, à partir d'une Webcam Logitech vraiment de base (Quickcam Express), il suffit de peu de choses. Logitech fournit en effet une panoplie de logiciels assez complète qui couvre en principe toutes les utilisations d'une Webcam. La première solution consiste en général à envoyer vers un site FTP des images à intervalles réguliers. C'est assez sympathique mais cela ne fait pas réellement de votre Webcam une source vidéo continue. Ceux qui visiteront votre page Web ne verront que des images fixes. Pour aller plus loin, Logitech propose de s'abonner gratuitement à un service appelé Spotlife. Moyennant quelques renseignements assez rudimentaires, on bénéficie alors d'un espace de diffusion en ligne. Le flux video émis par votre Webcam est adressé au site de Spotlife, dans votre espace personnel. Les visiteurs peuvent alors regarder la vidéo qui est émise au format RealVidéo. Le seul inconvénient que je vois dans cette procédure est le fait qu'il faut utiliser en réalité deux serveurs : votre machine avec sa webcam et le serveur de Spotlife.
Reste alors la solution d'installer un serveur de diffusion sur votre machine elle-même. A priori, les outils de Logitech ne permettent pas de le faire. CoffeeCup Webcam (voir ici le site) par exemple est doté quant à lui de la fonction "Fastcam" qui autorise la mise ne place d'un tel serveur. Par défaut, le serveur occupera le port 8080. Il suffira donc pour les visiteurs de taper l'adresse suivante pour accéder à votre Webcam : http://mon_domaine:8080. Ce programme permet en outre de diffuser des images provenant de Webcams différentes branchées sur une même machine. Il est par ailleurs évident que la mise en place de cette fonction se fera au détriment de votre bande passante disponible.


Mis en ligne le 27 février 2001 / Dernière modification : 27-02-2001