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Transformer son PC en
serveur Web ou FTP (sous XP)
Choix
du serveur Web
Choix du serveur FTP
Choix d'un gestionnaire de connexion
Choix d'un service de nom de
domaine
Sécurité
Outils d'analyse
Autres idées
INTRODUCTION
La généralisation des hauts débits en France (ADSL, Câble, etc.) rend de
plus en plus intéressante la possibilité d'installer chez soi un serveur Web
ou un serveur FTP pour ne citer que l'essentiel. Pour les plus novices d'entre
vous, voici en quelques mots de quoi il s'agit : en créant votre propre serveur
Web, vous vous transformez comme votre propre hébergeur. Vous avez accès
instantanément au contenu de votre site puisque les fichiers qui le composent
sont situés sur votre disque dur. Vous pouvez le modifier instantanément sans
avoir à utiliser la fonction "publier" de votre éditeur HTML favori
(FrontPage, GoLive, DreamWeaver, etc.). Plus important, vous n'êtes absolument
pas limité en espace de stockage, enfin si mais dans la limite de la capacité
de vos disques durs. Vous vous trouvez de surcroît affranchi des bandeaux de
pub que certains hébergeurs gratuits imposent (ce qui n'est pas pour déplaire
aux visiteurs). Si vous créez un serveur FTP,
c'est à peu près la même chose à la différence que vous mettez à la
disposition de votre public des fichiers contenus sur votre disque durs : pas de
fioritures, pas d'effets multimedia, pas de textes, une bonne vieille interface efficace
pour récupérer un fichier. Je vois aussi deux autres avantages : on peut
limiter l'accès aussi bien au serveur FTP qu'au serveur Web aux seuls
"amis". Pour le serveur FTP, on peut même leur permettre de déposer
des fichiers dans un endroit prévu à cet effet. Bref, autant de services que
les hébergeurs professionnels, gratuits ou non, n'offrent pas pour des raisons
évidentes de sécurité. Enfin, avec l'ADSL en tout cas, ce n'est pas parce que
vos petits camarades vous rendent visite sur le serveur FTP ou HTTP que cela
vous empêche pour autant de surfer à votre tour : en théorie, le débit
ascendant est indépendant du débit descendant.
Parlons tout de suite des
limites : il ne faut pas se leurrer, mais avec une connexion ADSL ou par le
câble, il ne faut pas s'attendre à des miracles si l'on créer un serveur Web
riche en images et autres effets multimedia (on expliquera plus loin pourquoi).
Ensuite, cela va sans dire mais c'est toujours bien de le préciser, votre
serveur (FTP ou HTTP) ne fonctionnera qu'aussi longtemps que sera allumée votre
machine et aussi longtemps que votre connexion sera active...
Voilà pour l'intro, passons à
la mise en oeuvre.
Par convention, cet article se focalise sur la plate-forme
Windows XP (98/ME et 2000 sont abordés dans leurs sections respectives) et la connexion ADSL. Pour qu'un tel serveur fonctionne relativement bien avec
l'ADSL sous Windows, je pense qu'il faut au moins les éléments suivants :
- un logiciel de serveur Web et/ou FTP;
- un gestionnaire de connexion qui empêche les déconnexions et gère les changements d'adresses
IP;
- un nom de domaine associé au serveur, quelle que soit l'adresse IP et ses
changements;
- un firewall (logiciel ou matériel).
- accessoirement, un outil d'analyse de logs.
I
/ CHOIX
DU SERVEUR WEB
Sous Windows XP, on peut se
procurer un serveur Web de deux façons : en installant un logiciel spécialisé
(gratuit ou commercial), ou en utilisant les propres utilitaires livrés avec
Windows.
a) Utilitaires
intégrés à Windows XP (IIS 5.1) :
| Que demander
d'un Serveur Web ? |
|
Avant toute chose, on demande
de la part d'un serveur Web qu'il s'installe facilement, qu'il soit bien
documenté et qu'il affiche des pages HTML sans problèmes...
Ensuite, on recherchera les fonctions suivantes :
- doit accepter des langages évolués afin de réaliser des pages Web
plus complexes : scripts CGI, SSL, ASP, PHP, etc.
- qu'il génère des fichiers logs afin de connaître précisément
l'activité du serveur;
|
|
Alors que Windows 2000 possédait en réalité deux serveurs intégrés (PWS
: personal Web Server et
IIS : Internet Information Server) Windows XP Professionnel se contente
désormais de la version 5.1 de IIS.
Il n'existe pas de serveur Web ou FTP
intégré dans la version Familiale de Windows XP.
Lors de l'installation de Windows XP Pro, toutes les options de IIS ne sont
pas installées par défaut. Pour bénéficier complètement du serveur FTP et du serveur Web,
il faut passer par la panneau de configuration, Ajout/Suppression de Programmes
--> Ajout de composants Windows -->
Services Internet
et sélectionner les composants manquants. Afin que le serveur Web de IIS
soit opérationnel, il vous faut au moins les éléments suivants : Services World
Wide Web (cliquez sur le bouton Détails et sélectionnez ce service ainsi
que Répertoire virtuel de scripts), les Fichiers Communs et le Composant
Logiciel Enfichable des Services IIS. Si vous souhaitez aussi bénéficier des
fonctions FTP de IIS, cochez la case correspondante (Service FTP). Vous
remarquerez qu'il vous est également proposé d'installer les Extensions Serveur
FrontPage 2000 (ce qui présente un intérêt seulement pour ceux qui conçoivent et
administrent leur site Web avec Front Page). Je ne conseille pas cette installation étant donné que les
extensions de la version 2002 sont également disponibles sur le site de
Microsoft, sauf si vous n'avez pas l'intention d'utiliser ces extensions 2002.
Au cas où, vous les trouverez ici :
Extensions Serveur FrontPage 2002 (2.3 Mo). Il est en revanche recommandé
d'installer en plus le composant "Documentation" qui vous fournira une
aide en ligne de IIS plutôt conséquente pour un bon démarrage.
Vous remarquerez également qu'il
existe un composant nommé "Répertoire Virtuel des Imprimantes". Ce composant
donne accès aux informations relatives aux imprimantes, scanner ou
photocopieuses installées sur le serveur (votre machine en l'occurrence). On
peut trouver un intérêt à installer ce composant si vous avez réellement
installé des machines sur votre PC qui fait office de serveur et que vous
souhaitez que d'autres postes puissent installer, accéder et connaître l'état de
ces périphériques. Habituellement cependant, ces périphériques réseau sont
souvent dotés de leur propre interface Web de gestion. L'adresse Web de ces
"imprimantes" sera "http://votre_nom_de_machine/printers". Un utilisateur
pourra voir par exemple s'il reste du papier dans les bacs de la machine
(valable aussi sous IIS 5.0 pour Windows 2000).
Lorsque
la procédure d'installation sera achevée, vous pourrez vérifier sans rebooter
que votre serveur Web est actif. Lancez une fenêtre de l'Explorateur Windows ou
de Internet Explorer (ou de n'importe quel navigateur Web) et tapez l'adresse "http://votre_nom_de_machine".
Vous verrez alors apparaître la page d'accueil des services IIS à partir de
laquelle vous accédez à l'aide. Il vous est d'ailleurs précisé que puisqu'à ce
stade vous n'avez encore rien personnalisé, les utilisateurs qui tenteraient de
se connecter sur votre tout nouveau serveur Web ne verraient qu'un message
indiquant que le site est en chantier.
Le
principal accès à la gestion de votre serveur Web est le composant enfichable
IIS (tapez : Démarrer |
Exécuter : iis.msc) qui se trouve par défaut
dans windows\system32\inetsrv. On y accède
aussi via le composant de Gestion de l'Ordinateur (clic droit sur le poste de
travail, menu Gérer l'Ordinateur ou appeler le composant enfichable
compmgmt.msc). La page par défaut de IIS doit être modifiée si vous
souhaitez créer votre toute première page de votre site Web. Pour cela, éditer
votre nouvelle page et nommez-la comme vous le souhaitez, par exemple
index.htm. Copiez-la dans le dossier par
défaut de publication Web pour IIS (le répertoire de base de IIS) qui se trouve
sur \Inetpub\Wwwroot. Si vous tentez d'accéder à votre nouveau site en ne
tapant que "http://votre_nom_de_machine"
vous obtiendrez encore l'aide de IIS tout simplement parce que les pages dont le
nom est index.htm n'ont pas encore été déclarées comme pages par défaut comme le
sont déjà les pages nommées Default.htm et Default.asp (celle qui
est chargée automatiquement lorsqu'un utilisateur ne saisit pas directement une
URL). Ouvrez le gestionnaire de IIS, et faites un clic droit sur la ligne
Site Web par Défaut. Vous choisissez Propriétés puis dans la nouvelle boîte
de dialogue vous vous rendez dans l'onglet Documents : une liste de
document par défaut existe déjà et vous pouvez choisir d'ajouter index.htm puis
de le faire monter en tête de la liste. Validez. De cette manière, la première
page par défaut qui sera automatiquement chargée dans le navigateur des
utilisateurs sera index.htm puis, si celle-ci n'existe pas, les autres pages
listées dans l'onglet Documents. Rien ne vous empêche d'imaginer un autre nom
et/ou de supprimer les modèles proposés dans la liste.
On s'arrête ici pour la description de IIS, une section spécifique lui sera
consacrée dans ce site pour traiter des méthodes d'authentification d'accès, de
la personnalisation des pages d'erreur, des certificats, etc.
b) Utilitaires
"commerciaux" : là aussi, le choix du serveur va conditionner en
partie celui du système d'exploitation. Par ailleurs, c'est à mon sens le seul
point de salut pour les possesseurs de Windows ME. Mise à part cette considération, il
faut rechercher également quel est le serveur Web le plus répandu sur
l'Internet et donc susceptible de fournir le meilleur support quelles que soient
les plates-formes. Il s'agit incontestablement du serveur Apache. En janvier
2001, sur près de 28 millions de sites recensés, le serveur Apache était
présent sur 60 % des sites en question (voir sur ce
site pour plus de détails). Microsoft avec son IIS arrive en seconde
position avec 19 % du total. Bref, pas la peine de chercher midi à quatorze
heures : Apache est le serveur Web par excellence que l'on soit un professionnel
ou non. Détail non négligeable, le serveur
Apache est gratuit (licence "Open Source"). Sa
grande popularité vous assure en outre l'accès à de nombreux addons et
autres plugins sans parler des forums, aides et manuels divers qui
pullulent sur le Net.
Pour vous procurer Apache Server
: httpd.apache.org/
Pour une aide en français : www.serveurs.net/fr/aide/generale/apache.html
Pour des outils gratuits : www.innerdive.com/products/taws/index.stm#free
Autre grand nom du marché, Sambar
est en réalité une combinaison de logiciels serveurs : Web, FTP, NNTP, SMTP,
POP3, IMAP4 et Proxy ! Également gratuit,
ce logiciel bénéficie en outre de nombreux développement réalisés par des
utilisateurs. Il s'intègre très bien à Windows et peut être lancé comme
service sous NT. Capable de supporter une foule de protocoles, Sambar est
même très bon dans la gestion de l'HTML dynamique. On gère Sambar
très facilement depuis une interface Web, l'aide en ligne étant également au
format HTML. Question sécurité, ce logiciel dispose d'outils largement
suffisants pour une exploitation personnelle (authentification par IP,
protection des répertoires, etc.) mais on lui reproche de ne pas pouvoir gérer
le protocole SSL ni de pouvoir se "servir" d'un annuaire
d'utilisateurs WinNT/Win2000. Mais comme on l'a dit, Sambar est livré
avec tout le nécessaire pour un usage personnel : gestionnaire de tâches qui
peut programmer diverses tâches dans le temps (indexation, rotation du fichier
log, etc.), analyseur intégré de fichiers logs (pour établir vos
statistiques).
Pour vous procurer Sambar : www.sambar.com/
II
/ CHOIX
DU SERVEUR FTP
Tout comme pour la question du
serveur Web, on a le choix sur les plates-formes Windows entre les outils maison
et les outils commerciaux, encore que l'éventail du choix des outils Microsoft
soit beaucoup plus limité qu'en matière de serveur Web.
a) Utilitaires
intégrés à Windows : Le service FTP est intégré à Windows XP Pro. Il
s'agit d'un assez bon produit qui offre à peu près toutes les
fonctions essentielles d'un FTP. Pour sa mise en oeuvre, référez-vous à ce qui
est dit plus haut à propos des services WWW pour IIS, car la mise en oeuvre est
identique. Le dossier par défaut du service FTP de IIS est \Inetpub\Ftproot. On
ne peut pas dire cependant que ce service FTP offre des moyens de contrôle
relativement simples. L'interface graphique offre quelques paramètres à définir,
mais en dehors de cela il faut passer par la Metabase de IIS dont l'accès
s'adresse surtout aux développeurs.
| Que demander
d'un Serveur FTP ? |
|
Tout comme pour le serveur Web,
on souhaite avant tout qu'il s'installe facilement et qu'il soit bien
documenté...
Ensuite, on recherchera les fonctions suivantes :
- qu'il soit au minimum compatible avec tous les commandes contenues dans
la RFC 959
- la possibilité de reprendre les téléchargements interrompus ("Resume");
- Gérer l'accès anonyme et authentifié;
- Établir des règles d'accès selon les fichiers, les répertoires;
- Accepter des scripts par l'administrateur (par exemple pouvoir
compresser à distance un fichier avant de la rapatrier)
- etc.
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b) Utilitaires
"commerciaux" : dans ce domaine, le choix est extrêmement
vaste aussi bien parmi les logiciels payants que gratuits. Grosso modo,
on peut faire ressortir deux types de produits. Ceux qui font partie d'un
ensemble plus vaste de programmes (genre suite complète d'outils Web) et ceux
totalement spécialisés dans le service FTP. J'oublie volontairement les
premiers pour me focaliser sur les seconds.
Dans la catégorie des logiciels gratuits, on ne peut pas faire l'impasse sur War
FTP Daemon. Il s'agit certainement l'un des plus anciens serveurs FTP
disponibles et que l'on trouve sur de nombreux serveurs. Son interface n'est pas
nécessairement la plus agréable, mais toutes les fonctions attendues d'un
serveur FTP sont bien présentes.
Parmi les logiciels payants, citons les trois ténors :
WS FTP : il existe en version "LE" et en version Pro. Le prix de la
version Pro est d'ailleurs relativement prohibitif (près de 2.500 FF) mais il
faut bien avouer que l'on ne pourra pas trouver logiciel plus complet en la
matière. Cela étant précisé, nous ne cherchons pas non plus la Roll Royce
des serveurs FTP pour un FTP personnel.
Il faut citer ensuite Serv-U FTP
que je trouve personnellement plus simple à utiliser que WS FTP : interface
très simple mais accès à tous les paramètres souhaités pour contrôler les
utilisateurs, leurs droits d'accès et les dossiers accessibles. On regrettera
seulement l'absence d'outils efficaces pour calculer les fichiers logs de
l'activité du serveur, bien que l'on trouve de très nombreux plugins pour ce
logiciel. Ajoutons au crédit de l'éditeur de Serv-U un autre excellent
logiciel qui est Internet
Neighborhood : il s'agit d'un client FTP qui s'intègre dans
l'explorateur de Windows. L'accès à un site FTP devient aussi transparent que
d'accéder à un dossier du disque dur local.
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Quelles
Performances ? |
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Il ne faut pas trop rêver : même
en ADSL, le débit ascendant est limité (l'upload, ce que l'on envoi). En
Netissimo 1, on ne dépasse pas les 16 Ko/s et en Netissimo 2, on ne dépasse
pas les 32 ko/s (sauf quelque pointes de quelques secondes quand ça roule
bien). Bref, plus le site sera chargé en pages comportant de nombreux d'objets,
plus lent ce sera pour les visiteurs et cela sera d'autant plus vrai qu'il y
aura plusieurs visiteurs simultanés, sans même parler des capacités de l'OS
et du serveur à gérer les accès et requêtes multiples.
On précisera que d'un point de vue théorique le débit ascendant est
indépendant du débit descendant ce qui signifie que ce n'est pas parce que
des gens se connectent chez soi qu'ils accaparent la bande passante pendant que
l'on surfe soi-même ou que l'on télécharge à partir de serveurs FTP
extérieurs (dans l'illustration ci-dessous, le débit est quasiment au
maximum possible dans les deux sens et simultanément) .
Reste que question stabilité, Win2000 est
vraiment fait pour fonctionner non-stop. J'en suis personnellement moins convaincu avec
Win9x ou ME qui perdent nécessairement leurs ressources, petit à petit, au fil
d'une session. Avec Win2K, on allume et on oublie, même si on trifouille les
paramètres IP, pas de reboote nécessaire. Idem pour IIS 5.0
qui peut être arrêté, sauvegardé, restauré et relancé sans redémarrage. |
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Citons enfin
G6
FTP Server (ou Bullet Proof FTP Server depuis qu'il a été rebaptisé) : spécifiquement orienté FTP, ce logiciel offre également
tout ce que l'on peut attendre d'un serveur FTP. On contrôle les utilisateurs,
les accès aux dossiers, aux fichiers, on peut même empêcher les transferts
FXP (transferts directs de FTP à FTP), les statistiques sont assez riches et on
peut spécifier des noms de dossiers réseau (UNC). Question surveillance d'activité, G6
FTP est plus riche que Serv-U.
En résumé :
War FTP Deamon : www.jgaa.com/warftpd.htm
WS FTP : www.ipswitch.com/index.html
Serv-U FTP : www.deerfield.com
G6 FTP/BULLET PROOF :
http://www.bpftpserver.com/
III
/ CHOIX D'UN GESTIONNAIRE DE CONNEXION
Question connexion, il ne sert à pratiquement
rien d'installer un serveur FTP ou Web dont la disponibilité suivrait le
même rythme de travail que la fonction publique... Autrement dit, on assure
un service 24 heures sur 24, ou on ne fait rien. Sachant que pour connexion de
type
Netissimo 1 l'utilisateur doit subir de toute façon une coupure toute les 24 heures (avec
ou sans changement d'adresse IP selon les providers), se pose la question de
relancer la connexion. Observez bien votre connexion en Netissimo 1 : au bout de
24 heures, vous avez toujours l'impression d'être connecté mais en fait la
connexion à lâché. Il faut l'interrompre et la relancer. En Netissimo 2
cela plus espacé, mais je n'ai jamais vraiment pu mesurer la durée exacte (Wanadoo
lâche manifestement avant dans mon quartier). Bref,
plutôt que de se réveiller à 3heures du matin pour relancer la connexion, il faut pouvoir disposer d'un gestionnaire
de connexion qui puisse assurer de la fonction "Keep
Alive", autrement dit la fonction de maintenir en vie une connexion
et en cas de plantage, de se déconnecter tout seul puis de se reconnecter en
faisant au besoin autant de tentatives de reconnexions que nécessaire. Sur
une machine sans routeur j'ai opté personnellement pour Dialer
2000
qui est franchement pointu dans le genre (illustration ci-dessous). Non
seulement ce logiciel assure une totale disponibilité de la connexion, mais il
assure également de multiples autres services : récupération du mail, affichage
de statistiques variées, lancement de diverses applications de votre choix,
gestion des différentes connexions ADSL si l'on possède plusieurs
abonnements à différents fournisseurs d'accès, etc.
La fonction Keep alive consiste à faire un ping à intervalle régulier sur
une adresse Web (ou FTP) par exemple (autant prendre un site très connu, genre
voila.fr qui ne risque pas vraiment de tomber en panne tous les jours). S'il
n'y a plus de "répondant", au bout d'un nombre de tentatives que
l'on a choisi, le logiciel fermera la connexion active et la relancera. Il
recommencera 1000 fois s'il le
faut. On peut aussi planifier les connexions et déconnexions selon les jours
de la semaine, différentes plages horaires, etc.
En plus de cela, Dialer 2000 poste
automatiquement (selon la configuration) l'adresse IP
de la machine sur n'importe quel serveur Web ou FTP de votre choix (du
moment que vous avez des droits d'accès à ces serveurs).
Il va par exemple uploader (télécharger) une page HTML qu'il génère tout seul et qui affichera
votre adresse IP du moment jusqu'à la prochaine déconnexion, et ainsi de
suite. Bref, même si vous n'avez pas encore de
nom de
domaine associé à une adresse IP dynamique, vous pouvez au moins dire à
vos fidèles
visiteurs que l'adresse IP de votre serveur est toujours affichée à tel
endroit du Web.
Il existe évidemment beaucoup d'autres outils
concurrents et gratuits de surcroît (Dialer 2000 ne l'est pas). Dernier petit
détail, une fois lancé, Dialer 2000 peut se faire oublier et même disparaître
du Systray (tout en restant actif bien sûr).
Il reste cependant un inconvénient aux versions actuelles puisque Dialer2000
n'est pas disponible en service NT et impose donc qu'une session demeure
ouverte.
Dans une configuration avec routeur,
cela dépend bien évidemment de l'interface du routeur lui-même. Parfois,
ceux-ci offrent la possibilité de se reconnecter automatiquement lorsqu'ils
détectent une perte de connexion. Reste aussi un autre moyen, que ce soit pour
une configuration avec ou sans routeur, qui passe par les logiciels clients
des services de nom de domaine pour les IP dynamiques (et statiques aussi
d'ailleurs). Le client gratuit du service
d2g.com par exemple offre cette
fonction de reconnexion.
Pour une liste des freewares et sharewares
orientés sur la fonction Keep Alive, voir par exemple ici : http://winfiles.cnet.com/apps/98/keepalive.html
IV
/ CHOIX D'UN SERVICE DE NOM DE DOMAINE
La question de la connexion persistante et du post de l'adresse IP
dynamique amène très
naturellement à opter pour un nom de domaine associé à cette adresse IP
dynamique. Il est évidemment plus facile pour vos visiteurs de retenir une
bonne fois pour toute un nom de domaine, plutôt que d'aller rechercher
d'abord votre adresse IP du moment à l'endroit que vous leur avez indiqué. On trouve désormais toutes sortes de services
dans ce secteur, que ce soit à titre gratuit ou pas. A l'utilisation, je ne vois pas
de différence notable entre ceux que j'utilise en termes de qualité, à
savoir Dynip.com qui est payant sur une
bécane et Dyndns.org qui est gratuit sur une autre bécane (laquelle est reliée
à un routeur qui gère seul le service Dyndns, ce qui est très
pratique). Le seul impératif requis pour
vous faciliter la tache, c'est
de lancer un petit logiciel client
sur votre machine qui va se charger de mettre à jour la base DNS du service
lors de chaque changement d'adresse IP. Pour les visiteurs, c'est absolument
transparent. L'abonné choisit juste le nom de domaine qui lui chante (parmi
une liste de domaine plus ou moins limitée) et c'est tout. Il existe même des
logiciels clients qui se proposent de s'occuper de la mise à jour auprès de
plusieurs de ces différents services. Bien entendu, rien n'empêche
d'associer plusieurs noms de domaine à une seule et même adresse IP. Sauf
lorsque le service tombe en panne (ce qui est très rare), la mise à jour du DNS en fonction d'une
nouvelle adresse IP est habituellement très rapide : votre site FTP ou Web risquent rarement
d'être inaccessibles faute de mise à jour assez rapide du DNS (pour pallier cela
vous pouvez d'ailleurs trouver intéressant de multiplier les noms possibles auprès
des différents services gratuits).
Voici une liste de ces services :
V/
PENSER A LA SECURITE
On pense tout naturellement au Firewall. Ce dernier point juste pour rappeler qu'il est bien évident
que plus une bécane est connectée, plus exposée elle est. Depuis
l'avènement des connexions permanentes, on ne compte plus les petits
hackers en herbe qui passent leur temps à scanner les machines
connectées.
Avant d'opter pour une solution matérielle,
autant se tourner sur ce qui est fourni par Windows XP, puisque
Windows XP est effectivement doté d'un pare-feu (sinon des softs gratuits qui
fonctionnent plutôt bien comme ZoneAlarm (www.zonealarm.com)
ou de celui de Symantec (Norton)
sont disponibles).
VI/
OUTILS D'ANALYSE
D'une manière générale, on préfère
avoir une idée assez précise de l'activité des logiciels
installés. Les serveurs Web et FTP s'y prêtent volontiers en
générant des fichiers "logs". Simples fichiers textes qui
stockent en temps réel toute l'activité du serveur selon des
critères définis par l'utilisateur. Ces fichiers sont parfois
dépourvus de toute extension, mais il s'agit toujours de fichiers
aisément éditable avec un éditeur de texte (dans une certaine
limite toutefois car ces fichiers peuvent avoir une taille tellement
grande qu'ils risquent de planter votre éditeur de texte). Attention,
tous les serveurs ne génèrent pas forcément ces fichiers logs par
défaut. Pour IIS par exemple, il faut le spécifier et dans ce
cas-là il vous sera demandé quels éléments vous voulez enregistrer
(date, IP, DNS, etc.).
Une lecture directe de ces logs est rarement parlante, sauf peut-être pour
celui qu est tombé dedans quand il était petit. Par ailleurs, la masse
considérable de données qu'il faut traiter pour obtenir une vue descriptive de
l'activité aura vite fait de venir à bout des capacités humaines.
En somme, il faut nécessairement recourir à un logiciel spécialisé dans le
traitement de ces fichiers.
Là encore, nombreux sont les logiciels et services dans ce domaine et parfois
à des tarifs totalement prohibitifs pour un usage personnel. Ainsi, pour l'un
des plus répandus de ces softs, Webtrends,
il faut compter plusieurs milliers de dollars selon les différents produits.
On distinguera deux catégorie d'outils : ceux qui sont hébergés par un tiers
(par d'autres serveurs gratuits ou payants) et ceux fournis par un logiciel. a)
Dans la catégorie des outils en ligne, la première difficulté c'est d'éviter
autant que possible que le service rendu ait pour contrepartie l'affichage désagréable
d'une bannière, d'un logo, d'une fenêtre pop-up ou je ne sais quelle autre
forme de publicité. Ce n'est pas gagné d'avance.
Un service très populaire est TheCounter.
Rien à dire sur les données qu'il récolte et qu'il vous permet de consulter.
L'ennui, c'est qu'il faille insérer un code HTML dans chacune des pages pour
lesquelles vous voulez suivre l'activité. Et l'insertion de ce code,
obligatoire, fait apparaître ce compteur :

Si
vous souhaitez un rapport, il vous en coûtera $10 par an, ce qui n'est
vraiment pas cher, mais pas tout à fait gratuit non plus. AddFreeStats
est un autre service du même genre qui aussi impose l'affichage d'un icône,
animée de surcroît. Citons enfin HitBox
pour la qualité de ses rapports et des nombreux services annexes qu'il propose
gratuitement (sondage, envoi de page à un ami, etc.). Voir sur le site de C|Net
toute une liste des services gratuits. b)
Dans la catégorie des logiciels, on ne recense pas d'outils gratuits, mis à
part ceux qui sont livrés avec les logiciels serveurs (comme Sambar). La
fourchette des prix est très étendue et les performances n'illustrent pas
toujours ces prix. Pour une utilisation personnelle, l'emploi de Fast
Stats Analyzer sera très largement suffisant. Dans l'exemple ci-contre vous
verrez qu'il est capable d'analyser (sans l'option de résolution de noms
"DNS Loockup") 330 Mo de fichier log en 70 secondes (ça dépend aussi
de la machine bien sûr). Il faut bien compter une heure avec la "Rolls"
dans ce domaine, à savoir Webtrends.
A
mon sens, il faut rechercher parmi les softs de cette catégorie, ceux capables
d'accepter le plus large éventail de fichiers logs. Selon que le serveur est IIS
ou Apache par exemple, la structure des fichiers n'est pas la même et
certains logiciels refusent de les interpréter correctement. FastStats
accepte une grande panoplie de ces fichiers, même les fichiers logs Apache
découpés en plusieurs morceaux. Ensuite, il convient de vérifier que ces
logiciels puissent générer des rapports intelligibles et si possible offrent
un choix de format d'exportation : HTML, format tableur, etc.
Dernière
précision, rappelons que les fichiers logs générés par des serveur FTP ou
Web peuvent occuper une place considérable : avec Serv-U FTP, un trafic
de 3,5 Go sur mon FTP a par exemple généré un fichier log de 377 Mo. En
novembre, pour deux fois moins de trafic, le fichier pesait 641 Mo.
L'explication est simple : moins de trafic peut-être mais plus d'activité par
visiteur. Or toute activité d'un visiteur est suivie par Serv-U si l'on
ne prend garde à désactiver certains paramètres de "surveillance".
Autre astuce, repérer l'option "rotate log" ("rotation du
fichier") qui permet en fait de remettre les compteurs à zéro (avec ou
sans destruction du fichier initial) au début de chaque période souhaitée
(semaine, mois, etc.). Pour les personnes économes en espace disque, c'est une
option très importante (outre le fait qu'en compressant un fichier log, on
divise facilement par 20 sa taille puisqu'il ne s'agit que d'un fichier texte)...
VII/
AUTRE IDEES D'UTILISATION
Évidemment, à partir du moment
où votre machine est capable de se comporter comme un serveur à part entière
(toute proportion gardée bien entendu), il est possible d'imaginer un tas
d'autres applications que celles abordées jusqu'ici.
Vous pouvez très bien par exemple transformer votre PC en serveur de discussion
en ligne ("Chat" en anglais) autrement dit de messagerie en
temps réel. Il faut juste un logiciel serveur IRC ("Internet Relay
Chat"). N'ayant jamais fait cela, je n'ai guère plus de détails à vous
livrer si ce n'est que pas mal de serveurs Web ou FTP incorporent aussi ce type
de service.
Plus orientée multimedia, la
possibilité de diffuser un flux vidéo issu de votre webcam
est également intéressante. Si je prends l'exemple que je connais le mieux, à
partir d'une Webcam Logitech vraiment de base (Quickcam Express), il suffit de
peu de choses. Logitech fournit en effet une panoplie de logiciels assez
complète qui couvre en principe toutes les utilisations d'une Webcam. La
première solution consiste en général à envoyer vers un site FTP des images
à intervalles réguliers. C'est assez sympathique mais cela ne fait pas
réellement de votre Webcam une source vidéo continue. Ceux qui visiteront
votre page Web ne verront que des images fixes. Pour aller plus loin, Logitech
propose de s'abonner gratuitement à un service appelé Spotlife.
Moyennant quelques renseignements assez rudimentaires, on bénéficie alors d'un
espace de diffusion en ligne. Le flux video émis par votre Webcam est adressé
au site de Spotlife, dans votre espace personnel. Les visiteurs peuvent alors
regarder la vidéo qui est émise au format RealVidéo.
Le seul inconvénient que je vois dans cette procédure est le fait qu'il faut
utiliser en réalité deux serveurs : votre machine avec sa webcam et le serveur
de Spotlife.
Reste alors la solution d'installer un serveur
de diffusion sur votre machine elle-même. A priori, les
outils de Logitech ne permettent pas de le faire. CoffeeCup Webcam (voir
ici le site) par exemple est doté quant à lui de la fonction "Fastcam"
qui autorise la mise ne place d'un tel serveur. Par défaut, le serveur occupera
le port 8080. Il suffira donc pour les visiteurs de taper l'adresse suivante
pour accéder à votre Webcam : http://mon_domaine:8080.
Ce programme permet en outre de diffuser des images provenant de Webcams
différentes branchées sur une même machine. Il est par ailleurs évident que
la mise en place de cette fonction se fera au détriment de votre bande passante
disponible.
Mis en ligne le 27
février 2001
/ Dernière modification : 28-11-2001
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